Tam Coc ou la baie d'Halong terrestre
Nous avons quitté Hanoï pour de bon cette fois-ci, le jeudi matin (16/02), après le départ de Gigi aux aurores. Nous voulions rejoindre la ville de Ninh Binh à 100 kilomètres au sud de la capitale. Pour se faire, nous avons beaucoup marché, puis pour les 5 derniers kilomètres nous séparant de la gare routière d’Hanoi, nous avons pris le taxi. Pour trouver notre bus à la gare routière, ce fut sans effort, car des rabatteurs opèrent dès la sortie du taxi, vous assurant un départ immédiat bien entendu ! Le départ immédiat fut ¾ d’heure plus tard, après avoir déjoué une entourloupe au profit d’un autre couple de voyageurs français. Malgré la précipitation à la sortie du taxi, Pit avait pris soin de passer par le hall de la gare routière pour repérer les prix des trajets. Mais les 2 français n’avaient aucune idée du tarif quand l’assistant du chauffeur leur a demandé de payer. Et comme par hasard, le prix était majoré de plus de 30 % ! Nous avons vendu la mèche et reçu le remerciement des français contre une fusillade du regard de la part de l’assistant du chauffeur !
Le voyage dura 1h45, mais arrivés à Ninh Binh, (est-ce par vengeance ou pour arranger les taximen ?), nous (les 4 étrangers) sommes lâchés en plein milieu d’un carrefour ! Il faut encore s’armer de patience pour trouver un transport pour les 8 derniers kilomètres nous séparant de Tam Coc. Les prix comme à chaque fois sont multipliés. Du coup nous repérons systématiquement à l’avance sur internet les prix moyens des trajets. Nous avons tout de même réussi au bout de vingt minutes à diviser le prix par trois pour arriver au tarif annoncé sur la toile !!! Vraiment le Vietnam n’a rien à envier au souk tunisien, et sortir sans la calculatrice si l’on ne sait pas compter en viet est d’une grande imprudence ! Il faut avoir pour tout achat, du temps devant soi, contrôler toutes les additions de restaurants, toutes les notes d’hôtels. Cela n’est pas dérangeant en début de journée, mais devient vite pesant à la fin de la journée !
Nous avons élu domicile chez Loan, un hôtel dont les critiques élogieuses envahissent la toile. L’hôtel est en effet agréable mais l’intérêt majeur est le prêt de vélos en libre-service.
Dès l’après-midi, nous avons enfourché des vélos pour nous rendre au temple de Thai Vi, un joli temple datant du 19ème siècle. La visite nous a été dispensée par le maitre des lieux, un moment calme et reposant dans un cadre naturel fabuleux. La région est appelée « la baie d’Halong terrestre » pour ses pitons rocheux similaires à la baie d’Halong, mais sur terre cette fois-ci, au milieu des pains de sucre, des rizières, des rivières, découpés par les diguettes et les canaux des rizières.
Ce fût l’occasion de se perdre au milieu des rizières et même de s’essayer à la riziculture ! Pit a accepté la proposition d’un homme de descendre dans la rizière pour travailler un peu. Enfoncé dans la vase aux deux tiers des jambes, c’est l’occasion de se rendre compte de la pénibilité de ce travail, du temps nécessaire pour arriver à la récolte de la céréale. Avec tout ce travail, comment le riz peut-il être une céréale de base dans le monde ?
Le lendemain, nous avons repris des vélos pour faire un grand tour des nombreuses pagodes de la région. Nous sommes passés par Bich Dong, joli temple sur 4 niveaux sur un piton rocheux, dont une partie troglodyte. Ensuite ce fut Hang Mua, un petit temple perché au sommet d’un piton rocheux, accessible par 450 marches et offrant une vue splendide sur les environs
Nous avons bien sûr visité les vestiges de Hoa Lu, que nous n’avons que moyennement apprécié, le site étant complètement surchargé de monde. Ancienne capitale royale au 10ème siècle, le site présente plus un intérêt historique qu’archéologique à notre goût.
Puis nous avons fait une grande boucle pour revenir à Ninh Binh, ou plus précisément à la gare de Ninh Binh, afin de réserver notre train de nuit du lendemain
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Le soir, nous avons mangé pour la deuxième fois au Duc Linh Foods, un petit restaurant ne payant pas de mine, à la cuisine exquise et au service parfait. Mienh, la jeune patronne, a pris le temps de boire le thé avec nous, nous dispensant par la même occasion, la suite du cours de vietnamien commencé la veille !
Le lendemain (samedi 18/02), nous sommes partis à 8 heures pour l’embarcadère de Tam Coc, pour une promenade en bateau au milieu des pitons rocheux. L’heure matinale nous a fait échapper à la queue leu leu quotidienne des bateaux qui, à notre avis, enlève énormément de magie au lieu
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La tranquillité, le calme et le silence. Un paysage unique, avec la brume matinale s’accrochant aux sommets des pitons. La rivière devient par moment souterraine, ce qui est assez impressionnant. Seule la mère de notre jeune batelier vint troubler le calme du moment, réclamant qu’on lui donne le pourboire de son fils directement à elle, et imposant un montant qu’elle augmentait au fur et à mesure. Une fois rentrés sur Tam Coc, nous avons bien évidemment donné le « TIP » à Tô selon notre convenance, mais le mercantilisme vietnamien est vraiment omniprésent, et de nombreuses personnes viennent au moment du débarquement voir si nous donnons bien un pourboire, nous imposent de donner plus… C’est franchement désagréable ! Tout n’est que monnaie et commerce, quel dommage de ne réussir que rarement à connaître des échanges non-inscrits dans des relations intéressées.
Nous avons repris le train le soir, en classe soft seat, soit un siège légèrement molletonné et inclinable. Et malgré nos craintes, le voyage fut plutôt agréable car le train était peu rempli et donc beaucoup plus calme.
Nous sommes arrivés à Dong Hoi à 6h30, et ce fut le début d’une bonne journée galère, qui confirme nos aprioris sur le pays… rendez-vous dans la rubrique « on Nem pas ». Mais malgré tout, nous avons réussi à remplir nos objectifs du jour, et sommes bien arrivés à Hué le soir (dimanche 19/02).
A très vite
M&P